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Deuxième été dernier



« L’été dernier », un titre et une affiche champêtres sonnant comme « Des journées entières dans les arbres » de Duras l’Ancienne, une actrice un peu bourgeoise, Léa Drucker - longuement matée par moi un soir d’ivresse dans un restaurant parisien - que l’on n’attend pas dans un rôle comme celui-ci, ma curiosité était en éveil. Et j’ai été transporté par le nouveau film de Catherine Breillat. Samuel Kircher, tout juste jeune homme de dix-huit ans interprétant Théo parce que son frère Paul était surbooké, fait magnifiquement l’amour à sa belle-mère. On pense à Georges Bataille et son adaptation par Christophe Honoré (« Ma mère », 2004), à Louis Garrel et Isabelle Huppert. J’ai regretté d’apprendre a posteriori que le film était un remake de « Queen of hearts » de la Danoise May el-Thoukhy sorti en 2019, espérais, chauvin, qu’il eût germé dans la tête bellement dérangée de notre cinéaste nationale. J’espère qu’au moins l’abandon d’elle-même par Lea Druker dans les scènes de sexe consenti, englouti jusqu’à la pamoison, telle la « Marie Madeleine en extase » du Caravage, est une intention nationale. Il me faudra visionner le film danois. Presque par définition, un film de Catherine Breillat est frappant, le scénario de « L’été dernier » nous en met en effet, plein la tronche. Bravo les artistes.


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