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Grenoble au cœur des affaires judiciaires



Après « La nuit du 12 » de Dominik Moll, encore une affaire judiciaire grenobloise à la résolution laborieuse. Subjectivité et objectivité sont en collision permanente dans « Anatomie d’une chute ». Je me suis imaginé les soirées de ce couple à la ville, les deux coscénaristes, Justine Triet et Arthur Harari, discutant dans le moindre détail des indices dont ils ont saupoudré leur texte (une pure fiction), cela donne un film parfaitement ciselé ! Pour tenter de faire jaillir la vérité, la juge laisse se dérouler l’autopsie de la conjugalité et de la maternité de l’accusée. On découvre qu’elle et son mari, retrouvé mort dans la neige au pied de son chalet, vivaient dans un enchâssement d’histoires réelles et écrites, qu’à eux deux - deux écrivains - ils ont eu au moins quatre vies s’entrechoquant, deux réelles et deux fictives. Pour ce qui est des hypothèses à creuser par la cour, il y en a deux principales, le suicide et le meurtre. À la fin, il faut décider, quelqu’un en effet s’y collera. Le jeu de l’accusée est parfait : comme à son habitude Sandra Hüller (Ines dans « Toni Erdmann », Mika dans « Sybil ») est glaçante, cela fait d’elle une coupable idéale. « Anatomie d’une chute » est une magnifique palme d’Or de Cannes 2023.


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