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« La fille de son père » : la paternité, un sommet à gravir à mains nues



Étrangement, pendant la projection de « La fille de son père », nouveau film d’Erwan Le Duc, le caractère sensible et juste d’Étienne (Nahuel Perez Biscayart découvert dans le film de Robin Campillo « 120 battements par minute »), sa mélancolie profonde, me ramenaient au personnage de « Petit Paysan » d’Hubert Charuel interprété par Swann Arlaud. Bingo, j’aime résolument les choix artistiques de la productrice Stéphanie Bermann : c’est elle qui a signé la production de ces deux films reliés par un fil invisible ayant à voir avec la bravoure d’un jeune homme qui puise son énergie dans une action généreuse de tous les instants. Le lien puissant entre le père (délaissé par sa compagne) et la fille Rosa jouée par Céleste Brunnquell (délaissée par la même, sa mère), cette corde de rappel reliant le géniteur à sa créature, c’est progressivement elle qui la tendra quand il menacera de se rompre le cou. Étienne sera-t-il capable un jour d’une escalade sans garde-fou ?, ce serait libératoire, ne spoilons rien. Tout aussi admirable que les deux acteurs principaux, le jeune et beau Mohammed Louridi (Yousseff, le petit ami de la fille) s’illustre doctement par une diction théâtrale rappelant un acteur de Rohmer. « La fille de son père » est une brillante réussite !


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