Le triangle de la tristesse, j’adore !

Il y a un an, j’avais vu au Théâtre de poche du Montparnasse, l’Ile des esclaves de Marivaux mis en scène par Didier Long. Sans filtre, film de Ruben Östlund, vu en avant-première il y a trois jours, m’a fortement rappelé ce texte splendide annonciateur du communisme et des autocritiques maoïstes ! Plus proche de Marx que n’ont pu l’être (ensuite) Rousseau et Voltaire ! J’ai été subjugué par cette Palme d’Or de Cannes 2022 et téléchargerai dès que possible The Square, Palme d’Or du même festival il y a cinq ans seulement, du même réalisateur ! Triangle of sadness, sous son titre original en anglais, est désopilant, cruel, militant, beau, envoutant, un mélange de Noam Chomsky pour le texte et des meilleures séries américaines (que je ne fais que deviner pour la plupart) pour l’image…Inclassable, à la frontière du Mythe du Bon Sauvage de J.J. Rousseau, du Capital de Karl Marx, de Germinal de Zola, mais aussi de La Grande Bouffe de Marco Ferreri et de Titanic de James Cameron. Dolly de Leon jouant Abigail, très banale toilet manager dans le yacht de Dimitry, irrésistible oligarque russe, devient une survival manager manipulatrice et charismatique, véritable cheffe indienne, sur l’île improbable où tout ce monde échoue lamentablement. Elle est au physique la copie conforme de Nati, ma propre femme de ménage philippine ! Du coup ce matin, le ton de mes directives à Nati était des plus délicats. Je ne voudrais pas avoir à lui rapporter. Encore moins coucher avec elle. Tristement, le jour de cette avant-première, la presse annonçait la mort, pour une raison indéterminée que j’ai tout de suite interprétée comme une overdose, de l’actrice principale, sorte de Penelope Cruiz en plus jeune (trente-deux ans), Charlbi Dean Kriek…

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